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AGENTS BIOLOGIQUES ET BOIS D' ŒUVRE
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Sommaire :
I. Arbre avant d'être bois d'œuvre.
a.
L'arbre
b. Le bois
d'œuvre
II. Les agents biologiques
a. Les
champignons
b. Les
insectes
III. Les insectes de bois secs
a. Cycle
biologique des Coléoptères
a.1) Les espèces significatives sur le plan économique
a.1.1) Les Cérambicidae
a.1.2) Les Anobidae
a.1.3) Les Lyctidae
b. Les Hyménoptères
c. Les
Isoptères
c.1) Les termites en France
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- I. Arbre avant d'être bois d'œuvre.
- a. L'arbre
- La structure du bois est complexe. Tissu formé de cellules à
fonction spécifiques, chaque essence de bois présente un plan ligneux différent
ainsi qu'une composition chimique différente. Le bois est biodégradable.
Sa nature organique lui confère une sensibilité aux agents biologiques
(insectes xylophages et champignons lignivores). Le bois contient de la
cellulose, un polymère naturel du glucose, de la lignine, de l'amidon et
certaines sources protéiques. Arbre avant d'être bois d'œuvre, il sera
toujours, en tant que végétal, à l'origine des chaînes alimentaires en
raison de la transformation du carbone minéral en carbone organique.
Les arbres sont des plantes vivaces, ligneuses et compartimentées. Avec les
herbes et les algues, ils sont les principaux capteurs d'énergie de la
terre. Grâce à la photosynthèse, le rayonnement solaire transforme le gaz
carbonique et l'eau en glucides. Les glucides constituent une forme d'énergie
stockée. Cette énergie permet à l'arbre de naître, de croître, de se
reproduire et de se défendre.
- La production de cellules est assurée par le cambium, une mince couche
cylindrique présente dans le tronc (sous l'écorce), les racines et les
branches. C'est par le cambium (partie extérieure, phloème) que circule
les liquides produits par les feuilles vers la base de l'arbre. Les
substances hydrosolubles et l'eau sont transportées vers le haut par la
partie interne du cambium (xylème).
- Sous nos climats tempérés, une couche interne est fabriquée par an,
ce qui produit les cernes annuels visibles sur les coupes des arbres. Dans
un arbre vivant, les couches de bois les plus récentes forment l'aubier,
où le contenu cellulaire est toujours conservé et constitue les
réserves de substances nutritives. Les couches les plus anciennes, proche
de l'axe du tronc, forment le bois parfait ou duramen qui sert de
structure de soutien mais qui n'assure ni le transport, ni le stockage des
substances nutritives.
- Le vieillissement d'un tronc se traduit par la transformation
progressive de l'aubier en bois de cœur ou bois parfait (duraminisation).
L'amidon disparaît et des substances variées (gommes, tanins) se
déposent dans les parois cellulaires. Ces antiseptiques naturels
synthétisés dans l'arbre sur pied au cours de sa croissance confèrent
une bien plus grande durabilité naturelle au duramen qu'à l'aubier.
Certaines espèces n'ont pas de distinction entre les deux parties
(sapin et hêtre par exemple), dans ce cas leur durabilité est celle de
l'aubier. En partant du principe que l'aubier est toujours périssable,
le duramen ou bois de cœur quand il se distingue parfaitement de
l'aubier, est toujours bien plus durable vis à vis des agressions
biologiques.
- b. Le bois d'œuvre
- L'arbre a fourni au constructeur, avec une belle matière
fibreuse, le modèle même d'une structure articulée. Selon l'essence,
l'âge ou même la partie de l'arbre, le matériau qu'on en tire est
doué de propriétés mécaniques très diverses. Le bois a donné tôt
à l'homme sa demeure et, aujourd'hui encore, une part considérable de
l'habitat est entièrement ou en partie réalisée avec ce matériau.
Lorsqu'il est mis en œuvre, en raison de son origine biologique, le
bois contient d'un point de vue chimique, de la cellulose, des
hémicelluloses, de la lignine, des extraits et des substances de
réserves diverses. Sur le plan physique, le bois est
caractérisé par son degré d'humidité, c'est à dire par le
pourcentage d'eau qu'il contient dans ses cellules, par sa densité et
par sa rétractabilité en fonction des variations de son degré
d'humidité.
- Les bois sont généralement traités avant leurs
utilisations dans la construction en fonction de classes de risques
afin de renforcer leur résistance et d'augmenter leur durabilité. Il
convient de préciser que la notion de durabilité est purement
relative et varie selon les essences, les espèces, les facteurs
de croissance de l'arbre, les conditions de prélèvement et de
stockage de l'individu et bien entendu les conditions d'utilisation.
- Des bactéries, des champignons et certains insectes
peuvent grâce à des enzymes, appelées cellulases, digérer la
cellulose des bois mis en œuvre. L'humidité, la température et
le milieu peuvent permettre l'apparition de ces différents
agents biologiques. Les altérations provoquées affectent la
structure du bois d'œuvre et par conséquent sa résistance
mécanique.
- II. Les agents biologiques.
- a. Les champignons
- Dans les professions du bois, les champignons sont divisés
en catégories artificielles qui ne sont liées ni à la
systématique, ni à la morphologie des organismes, mais au type de
dégâts qu'ils occasionnent. On considère généralement
différentes appellations dont les plus connues sont pourriture
fibreuse (provoquée entre autres par 2 champignons différents : Coriolus
versicolor et Phellinus megaloporus), pourriture molle
(Chaetonium globosum), pourriture cubique (Serpula
lacrymens et Lenzites separia). Ces différentes espèces ont des
noms communs comme, polypore des caves, lenzites des clôtures,
champignons des maisons, etc.
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- Les spores de ces champignons sont présentes dans
l'atmosphère et sont émises lors de leurs fructifications.
Lorsqu'une spore entre en contact d'un substrat exploitable et
trouve les circonstances favorables à son développement, elle
émet des filaments qui pénètrent dans le bois par les
cellules ligneuses, puis soit par les ponctuations, soit en
détruisant les parois cellulaires, finit par coloniser toute la
pièce.
Les champignons agents de pourriture cubique dégradent la
cellulose. La mérule (Serpula lacrymens) est un champignon
expansionniste qui croit à l'intérieur des maisons. C'est de
loin le champignon le plus souvent en cause lors d'attaques en
intérieur. Les atmosphères confinées et un taux d'humidité du
support de 22% à 35 % sont les conditions optimums à son
développement. Les rizomorphes destinés à l'alimenter en eau
étendent un réseau qui peut parfois mesurer plusieurs mètres de
long. Les liants cellulosiques des mortiers colles et des colles
à papier peint constituent une nourriture de qualité pour les
champignons de pourriture cubique.
- En présence de dégradations visibles, la difficulté
consiste à identifier l'agent biologique ou les agents
biologiques qui en sont l'origine. Cela est important car certains
champignons ont besoin de taux d'humidité du bois et de
températures élevés pour se développer. D'autres au contraire
se développent dans des taux d'humidité moins élevés du
support (proche des 22%), à des températures moyennes de 20°c
mais dans des atmosphères confinées. De plus la nature du
support est importante car des champignons seront "
spécialistes " des feuillus, d'autres des résineux,
certains sont susceptibles d'attaquer toutes les essences de bois.
- b. Les insectes
- Les insectes sont des animaux invertébrés proches
parents des crustacés, des arachnides et des myriapodes. Ils
s'en distinguent par les caractères morphologiques suivants : 3
paires de pattes, 1 paire par segment thoracique et un corps
constitué de trois parties distinctes : la tête, le thorax et
l'abdomen.
Il existe des centaines d'espèces d'insectes xylophages et à
larves xylophages. Ils sont classés d'un point de vue
professionnel et non zoologique en trois catégories :
- a.1) Les espèces significatives sur le plan économique.
- Dans l'ordre des Coléoptères 6 espèces appartenant
à 3 familles différentes sont les plus fréquemment
rencontrées.
- a.1.1) Les Cerambicidae :
- Hylotrupes bajulus, le capricorne des maisons. La larve
se développe dans des conifères secs. La durée du cycle
s'échelonne de 3 à 10 ans. Les dégâts restent invisibles
durant le premier cycle puis se décèlent grâce à la présence
de trous de sortie. Mais de nombreuses galeries ont déjà été
creusées. L'envol des adultes se fait de juin à août. La
longévité de l'insecte est de 25 jours environ.
- Hesperophanes cinereus appelé le Capricorne du chêne
ou plus fréquemment l'Hespérophane Il s'attaque aux feuillus
avec une préférence pour le chêne d'où son nom commun. La
durée du cycle larvaire est supérieure à deux ans. L'adulte
apparaît entre mai et août. Les galeries creusées sont de
sections elliptiques.
- a.1.2) Les Anobiidae :
- Anobium punctatum de Geer, insecte encore appelé
" petite vrillette ", dont la larve attaque
indifféremment les bois feuillus et résineux. La durée du cycle
évolutif varie de 1 à 4 ans et est très influencée par le
pouvoir nutritif du support. Son développement est donc favorisé
par la présence de champignons, mais ils ne sont pas
indispensables. Les adultes se rencontrent de mai à septembre
avec des émergences plus nombreuses en juin et juillet, souvent
toute l'année dans les appartements. Xestobium rufovillosum de
Geer, appelé " grosse vrillette ", est inféodé aux
feuillus partiellement dégradés par des champignons, avec un
taux d'humidité du support élevé. On peut noter des attaques
sur des résineux mais là encore les conditions essentielles sont
un développement cryptogamique et un taux d'humidité du support
élevé. En effet, le champignon d'une part altère la consistance
du bois et d'autre part il l'enrichit en azote, élément
indispensable à la croissance larvaire. Le cycle larvaire varie
de 1 à 10 ans selon le degré d'altération du support. La sortie
du bois de l'insecte parfait est observée vers les mois d'avril
et mai. La présence de l'insecte n'est repérable qu'après la
sortie de la première génération. Seul les trous de sortie
réalisés par les insectes adultes permettent de constater
l'infestation.
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- a.1.3) Les Lyctidae :
- Lyctus brunneus et Lyctus linearis, ce sont les
lyctus qui attaquent l'aubier des feuillus aussi bien exotiques
qu'indigènes. L'insecte mesure de 2,5 à 8 mm de longueur, a un
corps très mince de couleur rouge à brun rouge. L'envol se
produit d'avril à juillet. La durée d'une génération est de
un an en règle générale. Les galeries d'alimentation sont
rebouchées à la sciure, ce qui fait que l'attaque n'est
souvent décelée que très tard. Le bois peut être totalement
détruit car plusieurs générations s'attaquent successivement
au même support.
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- b. Les Hyménoptères
- L'ordre des Hyménoptères se caractérise par quatre
ailes membraneuses, un appareil buccal de type broyeur-lécheur
et une métamorphose complète. Quelques espèces sont
inféodées au bois et appartiennent à quatre familles.
- Les Siricinae parmi lesquels les espèces Sirex sont
les plus représentatives. On les appelle communément guêpe du
bois. La femelle pond ses œufs à l'aide d'une puissante
tarière dans les bois encore sur pied ou fraîchement abattus.
La larve s'enfouira dans les profondeurs de la pièce de bois
où son cycle peut durer jusqu'à trois ans. L'imago, insecte
adulte, émerge alors du bois par un trou de sortie circulaire
de 8 mm. Les trous de sortie très spectaculaires sont donc le
terme définitif de l'attaque. L'envol des adultes à lieu de
juin en août. Seuls les résineux sont attaqués. Sirex
juvenicus (Sirex commun) et Urocerus gigas L., (Grand Sirex)
sont les deux espèces les plus importantes.
- Les familles des Formicidae et des Apoïdae
présentent la particularité d'avoir des espèces non
xylophages, qui vivent toutefois au dépend du bois et qui y
occasionnent des dégâts qui peuvent être importants. Ces
espèces nidifient dans les bois. Elles creusent de
profondes galeries pour y déposer leurs œufs. Deux espèces
de fourmis Camponotus herculeana et Camponotus ligniperda sont
les plus représentatives sur notre territoire.
Dans la famille des Apoïdae, une espèce d'abeille, parmi de
nombreuses qui nidifient dans le bois, Xylocopa violoacea
appelée abeille charpentière, peut pondre une trentaine d'œufs
dans de profondes galeries. Les feuillus et les résineux sont
indifféremment attaqués avec une prédilection pour les bois
tendres.
- c. Les Isoptères
- Les termites appartiennent à l'ordre des
Isoptères. Ce sont des insectes broyeurs à développement
direct (amétabole) qui doivent leur nom à leurs deux paires
d'ailes presque semblables qui au repos se superposent à plat
sur le dos des males et femelles jeunes. Les formes actuelles
vivent en société, et comme tous insectes sociaux la colonie
est organisée en castes : sexués ailés, soldats stériles
et ouvriers stériles.
- Le plus souvent xylophages ils ne vivent pas
à l'air libre, mais construisent des nids creusés dans
l'intérieur du bois ou maçonnés dans la terre.
Les termites reproducteurs sont les imagos, insectes ailés.
Il n'y a qu'un couple de sexués par colonies. Lorsqu'une
colonie compte déjà un nombre important d'individus, les
nymphes se transforment en ailés pour aller fonder de
nouvelles sociétés : c'est l'essaimage,
généralement au cours des premiers jours chauds du
printemps. Les distances parcourues ne dépassent pas
quelques dizaines de mètres. Après avoir recherché un
emplacement favorable le couple fondateur crée une nouvelle
colonie.
Les individus répartis dans le groupe des ouvriers
composent la plus grande partie de la population. A l'aide
de leurs mandibules tranchantes ils assument toutes les
besognes de la société : percement ou édification de
galeries, construction du nid, recherche de nourriture,
soins donnés aux œufs.
Le rôle des soldats, nourris par les ouvriers, est
de défendre la termitière contre les prédateurs. Ils
possèdent une grosse tête rousse dotée de puissantes
mandibules et sont de taille supérieure à celle des
ouvriers. Dépourvus de tous les réflexes commandant le
forage, la trituration du bois ou l'art de maçonner, les
soldats ne savent pas travailler et ne représentent pas
un danger pour les bois de structures.
- Un aspect singulier de la termitière est la
présence de sexués de remplacement. Une colonie ne
compte qu'un couple de reproducteur, " le roi et la
reine ". Toutefois il existe des individus sexués de
remplacement, les " néoténiques ". En cas de
mortalité du couple royal, les néoténiques, de même
morphologie que les ouvriers avec un abdomen plus
important, assurent les fonctions de reproduction. Ceci
explique comment une infestation de termites peut se
propager rapidement. En effet, en plus de l'essaimage, il
suffit qu'un groupe soit isolé de la colonie mère, pour
qu'il crée, grâce aux sexués de remplacement, une
nouvelle colonie. Ce mode d'infestation s'appelle le bouturage.
Ils doivent bien entendu trouver les conditions favorables
à leur développement.
La condition première est la possibilité d'un
approvisionnement en eau. Les quantités nécessaires
sont cependant faibles. Par conséquent, une infiltration
due à des fissures, la condensation d'un local confiné
ou d'un tuyau d'eau calorifugé est suffisante. Ces
insectes ont également besoin d'une température
ambiante élevée. L'isolation thermique des
bâtiments, le chauffage interurbain, etc. fournissent les
conditions idéales à leur croissance et expliquent leur
adaptation et développement dans les grandes villes au
nord de la Loire.
- Concernant leur nourriture, la cellulose
est le principal aliment énergétique des termites.
Elle est digérée par des protozoaires flagellés et
des bactéries symbiotiques constituant un élément de
la microflore intestinale de leur tube digestif. La
particularité des termites est de consommer et
d'assimiler les molécules complexes du bois telles que
la cellulose, les hémicelluloses, la lignine et les
tanins, qui sont difficilement dégradables et n'ont de
valeur alimentaire que pour les organismes pourvus d'un
assortiment complexe d'enzymes extrêmement
performantes.
- c.1) Les termites en France
- Il existe dans le monde plus de deux mille
espèces de termites différentes. La grande majorité
se situe dans les régions tropicales et équatoriales.
En France on rencontre trois espèces différentes
appartenant à deux familles : la famille des Kalotermidae
et des Rhinotermidae. Dans la première famille
l'espèce Kalotermes flavicolis vit en société de
petites tailles, sans réel système social avec des
insectes peu actifs. Ce sont des insectes de bois secs
qui vivent dans les arbres et arbustes sur pieds et se
rencontrent que très exceptionnellement à l'intérieur
des maisons.
Les deux autres espèces Reticulitermes lucifugus
et Reticulitermes santonensis établissent leurs termitières
sous terre et ne s'attaquent au bois que pour se
nourrir. Les colonies sont très importantes et se
multiplient rapidement en particulier par bouturage. Le bois
mais aussi le papier, le carton et les textiles
d'origine végétale constituent les éléments
principaux de leur nourriture. Il convient de signaler
que sans s'en nourrir pour autant, les termites sont
capables de dégrader de très nombreux autres
matériaux dans leur recherche de nourriture.
Comme dans la plupart des cas avec les insectes
xylophages, les bois humides objet d'une attaque
cryptogamique, constituent un excellent substrat pour
les termites en raison des sources protéiques fournies
par le champignon. De plus certains chercheurs ont
remarqué que des champignons dégradent le bois en
produisant des phéromones pistes qui attirent les
termites. A leur tour ils assurent l'ensemencement du
champignon. Sans être une véritable symbiose, on
assiste à une utilisation l'un de l'autre.
Les termites vivent dans l'obscurité totale. En
l'absence de repères visuels, ils déposent sur les
parois des cellules et des galeries, des odeurs
particulières, appelées "phéromones" qui
correspondent à des fonctions précises. Ces odeurs
différentes leur indiquent les zones de repos, de
stockage des oeufs, les zones de sortie, les zones
d'entreposage des déjections, etc. Leurs antennes
détectent ces odeurs et les renseignent parfaitement
sur leur monde nocturne, sans nécessité de lumière.
Il existe également des termites "
champignonnistes " qui " cultivent " dans
la termitière certains champignons dont ils se
nourrissent du mycélium.
- Le termite craint la lumière et
redoute l'exposition à l'air ce qui rend sa
détection très difficile. Il circule à l'intérieur
des galeries qu'il a créées en forant les matériaux
qui sont sur son passage. Lorsque cela lui est
impossible, en raison de leur dureté par exemple, le
termite construit en surface dans des zones obscures
des cordonnets maçonnés à l'intérieur
desquels il circule. Il peut donc construire de
véritables " ouvrages d'art ", ponts,
stalagmites et stalactites pour atteindre la zone
convoitée.
Les termites jouent un rôle écologique
extrêmement important en contribuant à la
formation de l'humus et à la dissémination des
graines et spores des différents végétaux. Par leur
polymorphisme et leur organisation sociale, les
termites présentent un grand intérêt pour le
biologiste ; mais les dégâts considérables
qu'ils peuvent commettre dans les zones infestées
leur confèrent une grande importance économique. Le
législateur a du mettre en place un système
juridique afin de lutter contre leur dissémination en
obligeant leur détection et leur éradication.
Loi n° 99-471 du 8 juin 1999, décret no 2000-613 du
3 juillet 2000 et arrêté du 10 août 2000 publié au
JO du 31 août 2000.
Bibliographie :
- Pierre-P Grassé, Traité de Zoologie, Tome IX,
Masson et Cie Éditeurs, 1965
- du Chatenet G, Guide des coléoptères d'Europe.
Delachaux & Niestlé, 1990.
Villiers A, Faune des Coléoptères de France. Tome
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- Paulian R, & Baraud J, Faune des Coléoptères
de France. Tome 1 Scarabaeoïdae (1982)
- Serment MM, Tourteaux O." Les Termites "
in Les Cahiers du CTBA (1991)
- Ouvrage collectif, Le traitement curatif des bois
dans la construction. CTBA : 2ème édition 1999.
Ouvrage collectif, Dégâts biologiques des bois
d'oeuvre. : CTBA 1999.
- Larpent JP et confrères, Moisissures utiles et
nuisibles (1990).
- Shigo A, " La cicatrisation des arbres
", in Pour la Science, pp 108-114, janvier
2000.
- Corinne Rouland, Fabienne Lenoir-Labé, "
Microflore intestinale symbiotique des insectes
xylophages: mythe ou réalité? " in Cahiers
Agricultures, Volume 7, Numéro 1, pages 37 à 47,
Janvier-Février 1998.
- Martinet P, Ouvrage de formation sur les agents
biologiques du bois .
- Zanetti A, L'univers inconnu des insectes.
Elsevier, 1976.
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